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Arbres de décision en machine learning : présentation détaillée pour les professionnels de la data

Découvrez les arbres de décision : fonctionnement, types, analyses, exemples et meilleures pratiques pour le machine learning et la planification.

  • Présentation
  • Définition d’un arbre de décision
  • Fonctionnement d’un arbre de décision
  • Principes fondamentaux des arbres de décision
  • Types d’arbres de décision
  • Critères de division des arbres de décision
  • Cas d’usage des arbres de décision
  • Avantages des arbres de décision
  • Limites des arbres de décision
  • Meilleures pratiques autour des arbres de décision
  • Conclusion
  • Questions fréquentes sur les arbres de décision
  • Clients qui utilisent Snowflake
  • Ressources Snowflake

Présentation

À l’instar des humains qui envisagent différentes options avant de prendre une décision, les modèles de machine learning utilisent plusieurs méthodes pour formuler une prédiction ou une recommandation. Parmi les options populaires pour le ML figurent les arbres de décision, car ils décomposent les problèmes en étapes simples, ce qui facilite la compréhension des résultats.

Les arbres de décision sont couramment utilisés en apprentissage supervisé, où les modèles s’appuient sur des exemples qui ont déjà des réponses connues et correctes. Ils gèrent généralement des tâches de classification (comme l’identification des spams) et des tâches de régression (comme la prévision de la consommation énergétique d’un bâtiment). Ce qui distingue les arbres de décision, c’est qu’il est possible de visualiser et d’interpréter leur processus de raisonnement. En effet, l’observation des bifurcations d’une « branche » dans différentes directions pour répondre à diverses questions sur les données permet d’établir clairement comment le raisonnement d’un modèle a conduit à tel ou tel résultat.

Définition d’un arbre de décision

Les arbres de décision fonctionnent comme des organigrammes. Chaque intersection représente un point de décision menant à des résultats différents. Ainsi, les utilisateurs et les ordinateurs peuvent facilement envisager les différentes options, considérer les possibilités et comprendre les résultats.

Fonctionnement d’un arbre de décision

Un arbre de décision décompose un problème en une série de questions. Chaque question contribue à réduire l’incertitude, jusqu’à ce que la réponse devienne claire.

Le processus commence à la racine avec une question basée sur les données. À cette étape, l’algorithme effectue la sélection d’une feature, c’est‑à‑dire l’identification de la variable la plus pertinente pour diviser les données. Chaque réponse mène à une autre question, toujours en fonction de la feature qui permet la meilleure division des données à ce stade. L’arbre poursuit ce processus jusqu’à atteindre un nœud feuille, où une prédiction ou une décision finale est formulée.

Principes fondamentaux des arbres de décision

Les arbres de décision comptent généralement quatre composants :

 

Nœuds racines

Comme pour les arbres physiques, les nœuds racines sont à la base de tout. Il s’agit de la première étape du processus de raisonnement, où tout un jeu de données lié à une ou plusieurs questions est composé avant de procéder à des divisions. 

 

Branches

Les branches divisent les jeux de données en fonction des valeurs contenues dans les données. Par exemple, les clients âgés de plus de 30 ans peuvent bifurquer sur une branche, ceux de moins de 30 ans sur une autre. L’arbre de décision guide chaque groupe vers son propre résultat.

 

Nœuds internes

Les nœuds internes sont des points de décision où le modèle pose une question sur les données pour trouver une orientation. Par exemple, le modèle de service d’un retailer peut examiner l’historique des données d’achat et se demander si l’acheteur A a tendance à acheter des chemises rouges ou plutôt bleues.

 

Nœuds feuilles

Les nœuds feuilles représentent les points finaux d’un arbre de décision, où le processus de raisonnement s’arrête et où le modèle produit un résultat. Pour reprendre l’exemple du retail, si l’historique de l’acheteur indique une préférence pour les chemises rouges, l’arbre de décision du modèle de ML peut conduire à un nœud feuille qui incite le modèle à recommander plusieurs options de nouvelles chemises rouges à acheter.

En pratique, les arbres de décision explorent plusieurs options à la fois. Leur logique part dans différentes directions pour trouver la meilleure réponse.

Types d’arbres de décision

De nombreux algorithmes courants d’arbre de décision sont disponibles. La plupart peuvent être appliqués à des tâches de classification et de régression. En voici plusieurs exemples : 

 

CART (Classification And Regression Trees, arbres de classification et de régression)

Largement utilisé, l’algorithme CART se distingue d’autres méthodes d’arbre de décision en créant toujours des séparations binaires (oui/non) pour chaque feature. Ce faisant, il s’efforce de trouver la meilleure séparation entre les valeurs des données. Par exemple, un modèle CART qui prédit si un prêt doit être approuvé peut d’abord diviser les demandeurs par « revenu > 50 000 USD » (oui/non), puis affiner chaque groupe en fonction d’autres facteurs, par exemple si le demandeur a un score de crédit supérieur à 750 et s’il a un emploi.

 

ID3 (Iterative Dichotomiser 3)

ID3, l’un des tout premiers algorithmes d’arbre de décision populaires, divise les données en groupes plus petits en choisissant des questions qui réduisent les réponses possibles, jusqu’à obtenir une prédiction ou une recommandation souhaitée. Par exemple, un filtre anti‑spam peut identifier les e‑mails avec le mot « offre », car ce terme est couramment utilisé dans les publicités commerciales.

 

C4.5

L’algorithme C4.5 construit des arbres de décision en posant une série de questions par oui ou non qui divisent les données en groupes plus petits, ce qui permet d’obtenir plus facilement des prédictions plus précises. Il représente une amélioration par rapport à l’algorithme ID3, car il est capable de gérer à la fois des valeurs catégorielles (comme « spam » ou « pas spam ») et des valeurs numériques (comme « âge » ou « revenu »), tout en surmontant des lacunes comme des données manquantes. Par exemple, une entreprise de télécommunications pourrait utiliser l’algorithme C4.5 pour pondérer des facteurs comme l’âge, l’emplacement et l’utilisation des données afin de compiler des options de forfait spécifiques pour un client potentiel, même avec des informations incomplètes sur son profil. 

 

CHAID (Chi‑Square Automatic Interaction Detection)

L’algorithme CHAID utilise des tests statistiques pour décider où diviser des données, ce qui crée souvent des branches avec plusieurs options à la fois. Par exemple, un retailer pourrait y recourir pour classer ses clients par tranches d’âge (adolescents, jeunes adultes, personnes d’âge moyen et seniors), afin de prédire quel groupe démographique est le plus susceptible d’adopter un nouveau programme de fidélité.

 

Arbres d’inférence conditionnelle

Les arbres d’inférence conditionnelle réduisent les biais en testant si une variable est suffisamment pertinente pour justifier une division. Ils diffèrent en cela des arbres de décision classiques comme ID3 et CART, qui divisent les données pas‑à‑pas, sans vérifier si un facteur est statistiquement significatif. Par exemple, un arbre de décision classique peut favoriser « l’université fréquentée », tandis qu’un arbre d’inférence conditionnelle peut considérer ce facteur comme statistiquement non pertinent pour prédire des performances au travail.

Critères de division des arbres de décision

Lors de la séparation des données, les modèles de ML utilisent généralement l’un de ces deux critères courants d’arbre de décision : l’impureté de Gini ou l’entropie. Chacun mesure le degré de mixité des données, puis l’algorithme applique la méthode qu’il a choisie pour trouver la séparation la plus efficace entre les données.

 

Impureté de Gini

L’impureté de Gini examine si une question divise les données en groupes clairs. Mathématiquement, elle reflète le risque qu’un élément aléatoire soit classé dans la mauvaise catégorie s’il était étiqueté selon la répartition du groupe. L’algorithme CART applique cette mesure pour tester différentes séparations et choisit celle qui produit la séparation la plus propre. Par exemple, on peut demander à des personnes si elles sont fatiguées afin de créer deux groupes : celles qui sont susceptibles de boire du café et celles qui ne le sont pas.

 

Entropie

L’entropie mesure l’incertitude des jeux de données. Des algorithmes (comme ID3 et C4.5) s’appuient sur l’entropie pour calculer le gain d’information, qui représente la réduction de l’incertitude résultant d’une division. L’arbre sélectionne la division qui réduit le plus l’incertitude, afin de créer la séparation la plus claire entre les classes. Pour reprendre l’exemple du café, la question « est‑ce le matin ou l’après‑midi ? » réduit l’incertitude, car elle sépare les personnes en groupes plus clairs pour guider la décision.

Cas d’usage des arbres de décision

En machine learning, les arbres de décision aident les modèles à transformer des données brutes en informations exploitables. Ils sont donc particulièrement utiles dans des secteurs où les décisions doivent être bien étayées et fiables.

Voici quelques utilisations courantes des arbres de décision : 

 

Stratégie et planification commerciales

Des modèles de ML entraînés avec des arbres de décision sont utiles pour diverses prévisions : croissance des ventes, tendances autour des prix, perte de clients, demande de la supply chain, niveaux de stock, etc. 

 

Évaluation et atténuation des risques

Dans le secteur de la finance et des assurances, des arbres de décision aident à évaluer certains risques, comme les défauts de paiement, les sinistres ou d’autres pertes. En suivant les branches issues des données clients (antécédents de crédit, niveaux de revenus, tendances concernant les sinistres, etc.), ils aident les actuaires, les souscripteurs et les analystes financiers à estimer plus précisément les risques.

 

Segmentation et ciblage des clients 

Des spécialistes du marketing peuvent utiliser des modèles d’arbres de décision pour segmenter leurs clients en groupes en fonction de leurs comportements d’achat, de leurs caractéristiques démographiques et de leur activité en ligne. Les entreprises peuvent ainsi proposer des offres plus personnalisées et prédire quels clients sont les plus susceptibles de répondre à leurs campagnes.

 

Diagnostics et traitements médicaux

Dans le secteur de la santé, les modèles de ML s’appuient souvent sur des arbres de décision pour interpréter des données patients. Par exemple, un modèle peut pondérer des symptômes, analyser des résultats de tests et examiner des antécédents familiaux afin de recueillir des informations essentielles pour guider les diagnostics et les traitements.

 

Détection des fraudes financières

Des banques et d’autres institutions financières réticentes au risque peuvent utiliser des modèles d’arbres de décision pour détecter les activités suspectes. En analysant des tendances (montants d’achat, retours, etc.), des modèles peuvent identifier des transactions susceptibles de trahir une fraude, un blanchiment d’argent ou d’autres activités potentiellement criminelles. 

Avantages des arbres de décision

Les arbres de décision simplifient et accélèrent des processus de raisonnement chronophages et fournissent des résultats plus rapidement et plus efficacement. Voici quelques‑uns de leurs avantages spécifiques : 

 

Interprétation simple

Grâce à leur transparence, les arbres de décision contribuent à lever le mystère sur le processus de raisonnement du ML. Tout le monde peut suivre visuellement la logique pas‑à‑pas qui a mené le modèle à ses conclusions et recommandations.

 

Charge allégée de préparation des données

Les arbres de décision peuvent gérer à la fois des catégories et des valeurs numériques. Ainsi, les analystes consacrent moins de temps à la conversion ou au reformatage des données. Le travail de préparation préalable nécessaire avant d’exécuter les modèles est donc réduit. 

 

Grande flexibilité

Les arbres de décision peuvent s’adapter à divers problèmes, car chacun d’entre eux constitue un modèle autonome capable de formuler des prédictions de manière indépendante. De plus, cette conception flexible permet de combiner de nombreux arbres et d’agréger leurs résultats, afin d’effectuer des tâches plus importantes et plus complexes.

 

Gestion des valeurs manquantes

Contrairement à certains modèles qui nécessitent des jeux de données complets, les arbres de décision peuvent fonctionner même lorsqu’il manque des informations. Pour ce faire, ils attribuent des pondérations plus faibles aux enregistrements incomplets ou divisent les données entre plusieurs branches possibles.

 

Bonnes performances avec de petits jeux de données

Les arbres de décision peuvent identifier des tendances utiles sans grandes quantités de données. Ils sont efficaces même lorsqu’ils disposent d’informations limitées. Ils sont donc précieux dans des domaines où les données sont trop rares ou quand leur collecte prendrait trop de temps.

Limites des arbres de décision

Malgré leurs avantages, les arbres de décision présentent malgré tout des inconvénients. Voici quelques problèmes courants rencontrés par les utilisateurs et les machines qui s’appuient sur des arbres de décision :

 

Tendance au surapprentissage

Les arbres de décision peuvent aller trop loin dans le détail, en s’attardant sur des anomalies dans les données d’entraînement au lieu d’apprendre des schémas généraux. Par conséquent, un modèle peut sembler précis pendant l’entraînement, mais avoir du mal à gérer de nouvelles données qu’il n’a jamais vues.

 

Sensibilité au bruit

Les arbres de décision peuvent être déstabilisés par des variations aléatoires ou non pertinentes qui ne reflètent pas de vraies tendances dans un jeu de données. Ainsi, le moindre bruit peut pousser un arbre à prendre de mauvaises décisions, ce qui le fait aboutir sur des prédictions instables.

 

Risque de biais

Si une feature particulière domine un jeu de données, un arbre de décision peut parfois lui accorder trop d’importance, au détriment d’autres facteurs tout aussi déterminants, voire plus. Par exemple, si un modèle médical s’intéresse davantage au code postal d’un patient qu’à d’autres facteurs tels que son alimentation ou son mode de vie, il peut déboucher sur des prédictions, des recommandations et des diagnostics inexacts. 

 

Précision inférieure à celle des méthodes d’ensemble

Des arbres de décision uniques peuvent prendre des décisions seuls, ce qui peut provoquer des erreurs ou un surapprentissage. Les méthodes d’ensemble, quant à elles, combinent les résultats de plusieurs arbres. Cette approche collective fournit généralement des résultats plus précis, plus complets et plus constants.

Meilleures pratiques autour des arbres de décision

Les entreprises peuvent optimiser l’efficacité de leurs arbres de décision de ML en suivant ces conseils pratiques : 

 

Sélectionnez des features pertinentes

Donnez la priorité aux facteurs qui optimisent la séparation des données, comme les montants des transactions pour la détection des fraudes ou les résultats des tests pour les diagnostics médicaux. Les features pertinentes du point de vue des prédictions peuvent aider les arbres de décision à obtenir des résultats plus clairs et à éviter des divisions inutiles.

 

Taillez vos arbres pour éviter le surapprentissage

À l’instar d’un arboriculteur qui taille des branches pour maîtriser la croissance d’un arbre et enlever les feuilles mortes, il est important de couper les branches superflues d’un arbre de décision. Ce nettoyage est essentiel pour empêcher un arbre de se focaliser sur des données d’entraînement et pour l’obliger plutôt à rechercher des tendances susceptibles de conduire à des résultats significatifs. 

 

Comparez les résultats à des données récentes

Pour vous assurer de la fiabilité d’un arbre, vérifiez ses performances par rapport à des données qu’il n’a jamais vues. Vous pourrez ainsi éviter le phénomène de surapprentissage.

 

Surveillez les divisions

De nombreuses bibliothèques de ML fournissent des outils pour classer les features sur lesquelles les arbres s’appuient le plus et pour montrer comment les divisions sont effectuées. Ces contrôles permettent de comprendre plus facilement comment un modèle traite les données, raisonne et fournit ses résultats.

Conclusion

La simplicité, la clarté et la flexibilité des arbres de décision expliquent leur popularité en machine learning. Ils sont utiles pour de nombreuses tâches stratégiques : évaluation du risque de crédit, prévision des ventes, segmentation client à des fins marketing, etc. Alors que de plus en plus d’entreprises cherchent des outils d’IA et de ML fiables, les arbres de décision continueront de leur offrir une approche utile pour formuler des prédictions et des recommandations.

Questions fréquentes sur les arbres de décision

Oui. Des outils comme ChatGPT ou Gemini peuvent générer des arbres de décision textuels, des diagrammes ou même du code Python pour entraîner et créer des arbres d’après des jeux de données.

Les arbres de décision jouent divers rôles dans le raisonnement du ML et de l’IA. Dans le domaine du ML, ils s’appuient sur des données pour prédire des résultats, tels que le risque de crédit ou des prévisions de ventes. Dans le domaine de l’IA, ils servent d’outils de raisonnement pour structurer des choix et orienter des actions. Ils présentent une différence principale : les arbres de ML tirent des enseignements des données, tandis que les arbres d’IA aident des systèmes à prendre des décisions.

Un arbre de décision est un modèle qui pose une série de questions liées aux données jusqu’à ce qu’il atteigne un résultat spécifique. En revanche, une forêt aléatoire construit de nombreux arbres de décision différents à partir de sous‑ensembles de données et de features, puis en combine les résultats pour fournir une prédiction finale.